LES ARTISANS

Vankar Virji Kethabhai tisse depuis sa jeune adolescence. Il a appris tout naturellement, en observant son père à l’œuvre. Aujourd’hui, il exerce lui aussi son métier aux côtés de ses deux fils.

Leur travail est d’une qualité exceptionnelle et ils en sont très fiers. Leurs pièces démontrent un savoir-faire transmis d’une génération à l’autre, mais ils mettent un soin particulier à confectionner des tapis qui plairont aux consommateurs d’aujourd’hui.

Lors de notre rencontre, Virji nous a confié que les Indiens achètent peu de tapis de laine. Ils préfèrent le coton, qui est plus agréable pendant les très, très chauds étés. Nous lui avons dit que ses tapis de laine seraient parfaits pour les rudes hivers du Québec!

 

La famille Marwada. La technique kharad est utilisée par certaines communautés nomades du Gujarat depuis plusieurs siècles. Comme les familles se déplaçaient avec les saisons, les métiers pouvaient être démontés et installés sur le dos d’un chameau pendant le voyage. Aujourd’hui, il ne reste que deux familles qui utilisent encore cette méthode de tissage.

Tejsi Dhana Marwada est tisserand de septième génération. Avec ses fils, ils sont parmi les derniers à pouvoir relayer le savoir. Leur travail est d’une qualité exceptionnelle. Leurs tapis sont conçus pour résister aux assauts du sable et du vent d’une région désertique. Ils sont donc très solides et sauront faire face au passage du temps.

Vous voyez ici Samat, fils de Tejsi. C’est avec lui que nous avons fait affaire, puisque son père était occupé à une grande foire locale d’artisanat. Ce jeune homme au sourire contagieux nous a accueillis avec générosité et nous envoie encore régulièrement des photos de ses nouvelles confections.

 

Siju Naran Mandan et ses fils. Siju Naran Mandan (à droite) tisse depuis 1983. Malgré les difficultés qu’il a rencontrées au cours de sa carrière, il n’a jamais souhaité faire autre chose. Son cœur est attaché au métier à tisser.

Son fils Prakash (à gauche) a bien failli devoir pratiquer un autre métier. Mais à la suite d’un terrible tremblement de terre dans leur région, des programmes gouvernementaux et des ONG ont commencé à aider les artisans du Kutch. Il a donc rejoint son père dans l’entreprise familiale en 2007 et suit maintenant les traces de ces ancêtres. Ensemble, ils ont appris à se réinventer pour faire prospérer leurs affaires.

Fatigués de dépendre des autres pour la matière première, ils ont commencé à teindre eux-mêmes coton et laine. D’abord avec des couleurs synthétiques, puis graduellement avec des teintures naturelles pour répondre aux demandes du marché. Dans un avenir proche, ils souhaitent teindre leurs fibres entièrement de façon naturelle.

 

Coopérative fondée par Pukhraj Prajapat. La coopérative fondée par Pukhraj Prajapat représente 48 familles qui habitent dans un rayon de 150 km de Jodhpur. Ces familles, tout comme les Prajapat, tissent des dhurries depuis des générations.

La technique qu’ils utilisent, nommée Interlock, demande un travail colossal. Un duo, habituellement mari et femme, peut prendre jusqu’à deux mois pour tisser un tapis de grand format. Le résultat est en revanche très impressionnant et résiste remarquablement aux assauts du quotidien.

Selon le fonctionnement de la coop, le tisserand reçoit 85 % du prix de vente. Un 5 % est versé dans les coffres de la coopérative et la famille qui gère la coop conserve 10 %. Les artisans décident eux-mêmes de la famille qui sera à la tête de leur association. Aujourd’hui, c’est l’aîné de la famille Prajapat, Chhotaram, qui assure la plus grande partie de la gestion. Grâce à leur regroupement en coopérative, les familles arrivent à rejoindre un plus grand marché et à s’assurer un meilleur revenu.

On tisse des liens?

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